Au Québec, on appelait les conseillers municipaux des échevins en raison de l’héritage juridique et administratif français.
Origine du terme
Le mot échevin vient de l’ancien français eschevin, lui-même issu du francique skabini, qui désignait un magistrat chargé de rendre la justice dans les villes du Moyen Âge. En France, les échevins étaient des officiers municipaux qui assistaient le maire et administraient la ville sous l’Ancien Régime.
Arrivée en Nouvelle-France
Quand la Nouvelle-France a été colonisée, elle a hérité des institutions municipales françaises. Le terme échevin s’est donc implanté naturellement pour désigner les membres du conseil municipal.
Pourquoi le terme a disparu
Avec le temps — surtout après la Conquête britannique de 1760 et l’évolution des lois municipales au XIXᵉ siècle — le vocabulaire administratif s’est harmonisé avec celui utilisé ailleurs au Canada. Le terme conseiller municipal a progressivement remplacé échevin.
Au Québec, le mot échevin a été officiellement abandonné dans les années 2000 dans la législation municipale, mais certaines villes l’utilisaient encore auparavant.
Vie politique municipale de Sainte Foy de 1845 à 2002
Nomination des membres du conseil de paroisse – 21 juillet 1845
En juillet 1845, une assemblée des habitants est tenue afin de procéder à la nomination des membres du conseil de paroisse. La paroisse compte alors environ 70 habitants, dont près de 40 participent à l’assemblée. Le conseil est composé de sept membres. Félix Bélanger est nommé président, tandis que Michel Hamel fils occupe la fonction de secrétaire.
Les conseillers élus ou nommés sont :
- Jacques Légaré
- Antoine Lépine
- Michel Godin
- Félix Bélanger
- Joseph Pagé
- William (nom illisible)
- Thomas Hamel
Source : F.A.V.S.-F., Registre des délibérations.